EN TERRE ROUGE

2017
TEXTE PAR MIRIAM JOHNSON (TORONTO CA)
J’ai rencontré Kalian lorsqu’elle vivait en Australie _ elle venait de passer trois mois à travailler dans une “Cattle Station” au Nord du Queensland avec son compagnon, un Irlandais, qui a grandi dans une ferme. Ils se sont choisis un emploi au plus proche de la réalité, loin de tous _ une poussière sur la carte près de la ville minière de Moranbah, en espérant avoir un aperçu de la vie australienne dans le bush.
Ils ont commencé à vivre dans un préfabriqué avant d’être placé dans une maison secondaire, au rythme de la famille et des employés partageant le repas du soir, moment où tout le monde enlève son chapeau comme pour saluer la fin de journée. Ilstravaillaient séparément sous une chaleur de plus de 40° lors de la saison sèche: Jay nourrissait le bétail promis à l’abattoir et Kalian s’occupait de tâches diverses en tant que “Stationhand”. Sa tâche principale, la plus fastidieuse, était solitaire mais nécessaire : la collecte de bois et de troncs d’arbres qu’elle brûlait par tas afin de déblayer le terrain pour la fenaison. Une semaine sur deux, elle assistait “Noel” l’un des cowboys sur place à la maintenance de la propriété, de la construction d’une clôture de 3 kms ainsi qu’à la réparation de tous types de machinerie. 
Elle n'a pas créé le genre d'amitié où vous parlez jusqu'à l'aube. Elle a créé le genre d'amitié qui se produit dans le silence, lorsque vous travaillez dur, habitué au rythme, à la simplicité et à l’activité constante de cette personne à côté de vous.

TEXT by MIRIAM JOHNSON (TORONTO CA)
"I met Kalian while she was living in Australia — she had just spent three months working on a cattle station in North Queensland with her boyfriend, a musician, who had been raised on a cattle farm. They specifically took the most remote job they could find — a speck on the map near the mining town of Moranbah, hoping for an honest glimpse at life in the outback.
They started out living in a small, prefabricated shack, working separately in the blistering 40° heat of the dry season. Jay handled the cattle and Kalian did a variety of jobs. Her first, most tedious job was solitary: collecting large sticks and tree trunks for burning piles. She moved onto mixing cement for fences and working with the station’s contractor. “The people made the whole thing worth it, especially because for them, this was their whole life.” She didn’t make the kind of friendships where you’re talking until dawn, no. She made the kinds of friendships that happen in silence, when you work in hard labor and accustom to the rhythm, simplicity and steady hum of the people beside you. I asked her what was unique to her experience. “Death is something you see regularly here, you get used to it, how nature can be foolishly cruel. And at the same time, life always finds her way out.”
Like her subjects, she’s not afraid to mix cement under the blazing sun. When she captures peoples’ lives, it is with the same grit on her hands of working alongside them."

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